LAMARTINE et la question sociale

Lamartine, un poète romantique, perdu dans les doux nuages d'une vie insouciante ?
Avouez que c'est un peu l'image que nous en donne l'école et l'histoire littéraire.

Et, pourtant : pas du tout!

Certes un écrivain (mais qui arrêta la poésie pour faire sérieux!), certes un auteur productif (il faut bien vivre!)… Mais, d'abord, avant tout, une ambition politique, clairement définie dans sa tête et pas n'importe laquelle. Dès 1830 il se confectionne une image de recours, d'homme providentiel. S'il choisit, finalement, la République c'est parce qu'il faut bien faire la part du feu! La "question sociale" est une bombe à retardement qu'il veut s'employer à désamorcer. Dès lors, un seul objectif : arriver au pouvoir suprême. Même sa gigantesque œuvre L'Histoire des Girondins fait partie du plan de carrière!

Son heure arrive en 1848, avec cette "première résurrection de la République", dont il sera d'ailleurs l'un des fossoyeurs inconscients. Il ne profitera pas longtemps des hauteurs du pouvoir.

Ayant perdu la confiance de sa classe (l'aristocratie rurale), n'ayant pas su gagner celle du peuple il redescendra très vite les marches de la gloire politique.

Dès lors c'est une très longue déchéance humaine, économique, artistique. Dramatique, oui, la vie de Lamartine. Henri Guillemin donne ici un éclairage impressionnant de réalisme, de conviction (il l'aime bien, quand même, ce "looser"), encore une fois aux antipodes des idées convenues.
Poursuivant notre travail de mise à disposition de l'œuvre d'Henri Guillemin, nous avons regroupé dans ce volume deux livres : Lamartine et la question sociale (paru en 1946) et Lamartine en 1848 (paru en 1948).
L'ensemble (en tirage limité) : 320 p. 180 FF / 27,5 euros. ref. 720

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